Contexte
L’homocystéine est un biomarqueur central du métabolisme monocarbone, historiquement utilisé dans le diagnostic,le suivi des maladies héréditaires du métabolisme et la détermination du risque cardiovasculaire. Ses indications ont considérablement évolué et concernent désormais de nombreuses situations acquises : carences vitaminiques, dénutrition, insuffisance rénale, certaines pathologies neurologiques ou situations iatrogènes et, plus récemment, intoxications au protoxyde d’azote.
Les pratiques restent cependant hétérogènes concernant les indications, les conditions pré-analytiques (type de tube, délai avant centrifugation, transport, stabilité et conservation), le choix des méthodes et l’interprétation des résultats. Plusieurs approches coexistent aujourd’hui : méthodes enzymatiques spectrophotométriques, méthodes immunologiques automatisées et méthodes chromatographiques couplées à la spectrométrie de masse. Leur positionnement doit être réévalué au regard des performances actuelles, des concentrations rencontrées en pratique, des délais de rendu et des enjeux médico-économiques.
Objectifs et travaux proposés
• Établir un état des lieux des pratiques françaises et actualiser les indications du dosage.
• Définir des recommandations pré-analytiques : prélèvement, type de tube, transport, centrifugation, stabilité et conservation.
• Évaluer les performances des différentes méthodes de dosage et établir des recommandations sur les méthodes à privilégier selon les situations cliniques, en intégrant les performances analytiques, la rapidité de rendu, l’accessibilité et les enjeux médico-économiques
• Préciser l’interprétation biologique et la place des biomarqueurs complémentaires (vitamines B12, B9, B6, acide méthylmalonique, fonction rénale…).
• Conduire une étude multicentrique rétrospective sur les causes contemporaines des hyperhomocystéinémies et les concentrations observées selon leur étiologie
• Produire des recommandations nationales, des outils pratiques et des publications scientifiques nationales et internationales.
Organisation et profils recherchés
Durée prévisionnelle : 24 mois.
Le groupe associera des membres de la SFBC, de la SETVIB et de PROTOSIDE, en recherchant une diversité d’expertises, de structures d’exercice et de territoires. Sont notamment recherchés des biologistes médicaux et scientifiques impliqués ou intéressés par l’homocystéine, le métabolisme monocarbone, les vitamines et la nutrition, les maladies métaboliques, la toxicologie, la pré-analytique ou l’évaluation des méthodes analytiques.
Candidature
Merci d’adresser votre candidature à :
guillaume.grzych@chu-lille.fr | protoxyde@chu-lille.fr
Pièces à joindre : CV, lettre de motivation et, le cas échéant, publications en rapport avec la thématique.
Date Limite 15 Novembre 2026

